
Les parcours professionnels ne sont plus linéaires. Les transitions et les évolutions de rôle obligent les dirigeants et managers à se repositionner et à redéfinir ce qui les font avancer. Entre performance, sens, engagement et équilibre, la question de l’identité professionnelle devient centrale : comment rester soi-même tout en évoluant ?
Je partage ici ma vision et mon approche du coaching autour de cette thématique essentielle : (re)trouver son identité professionnelle comme levier d’un leadership plus juste, plus incarné, plus durable.

Dans mes accompagnements, je rencontre souvent des dirigeants brillants, reconnus, performants et pourtant, à un moment du parcours, une question émerge :
Être dirigeant aujourd’hui, c’est évoluer dans un monde où tout change très vite : les structures, les modèles économiques, les valeurs des équipes, les attentes sociétales.
Le rôle du leader n’est plus seulement de décider, mais d’inspirer, de relier, d’incarner une direction dans l’incertitude.
Dans ce contexte mouvant, beaucoup ressentent une forme de décalage : entre ce qu’ils font et ce qu’ils sont, entre les exigences du poste et leur propre boussole intérieure.
Ce décalage n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent le signal d’une mutation identitaire : un appel à revisiter son identité professionnelle pour retrouver cohérence et élan.
L’identité professionnelle, telle que je la conçois, n’est pas un statut, ni une fonction, ni même un parcours. C’est la manière dont je me définis à travers mon activité : la cohérence entre ce que je fais, ce que je crois et ce que je veux apporter au monde. Trois dimensions s’entrelacent :
Lorsque ces trois dimensions sont respectées, tout devient fluide : les décisions s’éclairent, les relations se simplifient, l’énergie circule.
Mais quand l’une d’elles se décale : un changement de poste, une évolution culturelle, une perte de sens, le sentiment d’identité vacille.
Je dis souvent que l’identité professionnelle est une dynamique vivante : elle se construit, s’ajuste, se régénère au fil du temps.
Les dirigeants que j’accompagne traversent fréquemment des phases où leur identité professionnelle se transforme sans qu’ils en aient pleinement conscience.
Cela peut se produire :
Ces moments déclenchent parfois une impression étrange : « J’ai réussi, mais je ne me reconnais plus vraiment dans ce que je fais. »
Ce sont des moments de bascule identitaire. Ils peuvent être inconfortables, mais ils ouvrent vers une forme plus profonde de leadership.


Je commence souvent par inviter la personne à raconter son parcours autrement : non pas comme une succession de postes ou de réussites, mais comme un récit d’évolution intérieure.
Quels ont été les tournants marquants ? Les moments de fierté, mais aussi les périodes de doute ? Qu’est-ce qui s’est joué à travers ces expériences ?
Cet exercice révèle des valeurs ou des dynamiques constantes qui donnent du sens au chemin parcouru.
Je me souviens d’un dirigeant, à la tête d’une grande équipe, qui se sentait épuisé par la pression du résultat. En revisitant son parcours, il a pris conscience que, depuis toujours, son moteur profond n’était pas la performance, mais la transmission. Ce fil rouge lui a permis de redonner du sens à son rôle de leader non plus comme celui qui pousse à performer, mais comme celui qui fait grandir.
Une fois le fil identitaire retrouvé, nous travaillons sur ce qui anime aujourd’hui. Car les valeurs évoluent, elles aussi : certaines s’éteignent, d’autres émergent.
Je propose souvent un travail sur les valeurs vivantes, celles qui se manifestent réellement dans les décisions et les comportements, pas celles qu’on affiche sur les murs ou les slides. Identifier ces valeurs permet de comprendre les sources d’énergie et les zones de tension. Quand un dirigeant agit à rebours de ses valeurs, il s’épuise. Quand il les aligne à ses choix, il retrouve puissance et clarté.
Une cliente me disait un jour : « Ce que je valorisais le plus il y a dix ans, c’était la réussite. Aujourd’hui, c’est la contribution. » Cette simple phrase a ouvert tout un espace de repositionnement : comment diriger autrement ?
Enfin, nous explorons la question des rôles. Chaque dirigeant endosse plusieurs rôles : stratège, décideur, inspirateur, médiateur… Mais avec le temps, certains deviennent contraignants, voire enfermants.
Le coaching permet de distinguer les rôles choisis des rôles subis, et de redonner de la liberté.
Ce travail est souvent libérateur : il ne s’agit plus de « tenir un rôle » pour répondre aux attentes, mais de choisir consciemment la manière d’habiter sa fonction.
Quand un dirigeant se reconnecte à son identité professionnelle, quelque chose change profondément dans sa manière d’exercer son leadership. Il ne cherche plus à se conformer à une image du « bon leader ». Il agit à partir de ce qu’il est, en cohérence avec ce qu’il veut incarner. Cette cohérence intérieure crée un impact tangible :
J’observe souvent que les équipes perçoivent immédiatement cette transformation. Un leader aligné rayonne autrement : il inspire confiance, non pas parce qu’il sait tout, mais parce qu’il est authentiquement présent.
Diriger à partir de son identité, c’est accepter d’être en mouvement, d’apprendre, de douter parfois, sans perdre le fil de qui l’on est. Le leadership n’est pas un rôle à tenir, c’est une façon d’habiter sa place avec justesse.
L’identité professionnelle n’est jamais acquise une fois pour toutes. Elle évolue avec les contextes, les responsabilités, les envies.
Et c’est très bien ainsi : une identité vivante est une identité qui s’adapte sans se renier.
Le coaching offre un espace rare pour cette exploration : un lieu de recul, de vérité et de reconnexion à soi. Il ne s’agit pas de « se réinventer » à chaque changement, mais de se relire régulièrement, pour rester fidèle avec ce qui compte vraiment.
Dans un monde en mutation, le plus grand défi du dirigeant n’est plus seulement de transformer son organisation : c’est de rester fidèle à soi-même dans le changement.
Diriger, c’est aussi se diriger soi-même.
Votre identité professionnelle, c’est la manière dont vous vous percevez et dont les autres vous perçoivent dans votre rôle. Elle relie votre parcours, vos valeurs, vos compétences et votre manière d’agir. Elle n’est pas qu’une carte de visite ou un intitulé de poste : c’est votre signature, celle qui donne sens à votre action et cohérence à votre communication.
Définir cette identité, c’est revenir à la source : pourquoi faites-vous ce métier ? Qu’est-ce qui vous anime ? Quelle contribution souhaitez-vous apporter ? Ce travail de clarification vous permet de reconnecter vos motivations profondes à votre posture professionnelle.
Mais cette identité n’est pas un cadre rigide. Elle évolue avec le temps, les expériences et les transitions de vie. Se reconnaître comme une personne “en mouvement” permet de traverser les changements avec souplesse et d’ajuster sa posture sans perdre le fil de ce qui vous rend unique.
Ce travail ne se fait pas seul. Il demande du recul, une écoute neutre et un cadre bienveillant. C’est là que le coaching prend toute sa valeur : un espace pour penser, ressentir, expérimenter et clarifier. Le processus d’accompagnement que je propose repose sur une méthode à la fois introspective et stratégique. Il explore trois dimensions complémentaires :
Un coaching axé sur l’identité professionnelle débute par un premier échange offert, destiné à clarifier vos attentes et à vérifier la pertinence de l’accompagnement. Vient ensuite une phase de cadrage, au cours de laquelle sont définis les objectifs concrets, les indicateurs de réussite et le cadre du coaching. Les séances se déroulent ensuite de manière régulière, en présentiel ou en visio, sur des formats d’une à deux heures. Tout au long du processus, un temps d’évaluation permet de mesurer les avancées, d’ancrer les apprentissages et d’ouvrir des perspectives d’action et d’évolution.
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